À l’âge de 11 ans, je reproduisis au crayon de bois deux paons présents sur un beau vase qui était dans le salon de la maison familiale. Ce dessin fut le début d’un apprentissage auprès de Mme Marie-France DELEFLIE, institutrice retraitée et ancienne maire d’Annezin, et M. LEPLAT (peintre), que je remercie chaleureusement pour ces samedis après midi bénévoles. Apprentissages au dessin et à la peinture, ma maman avait perçu un petit potentiel à me faire développer. J’étais un enfant « hyperactif ». Dessiner me canalisait.
Les notions de Haut Potentiel Intellectuel et/ou Émotionnel n’étaient pas encore vraiment spécifiées dans les sciences humaines quand j’étais enfant. J’ai su en 2018 que j’étais HPI, au détour d’une formation pour constituer des adaptations de mon enseignement à ces élèves HPI spécifiquement. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai voulu connaître des méthodes à mettre en place dans mon enseignement pour adresser ma pédagogie à un élève qui a, somme toute, les idées (et/ou les émotions) qui le sursollicitent, qui vont à cent à l’heure, et qui sautent à chaque fois deux, trois étapes dans le cheminement de leur pensée.

J’ai retrouvé le dessin il y a plusieurs années.
Quelque temps après, je me suis lancé dans un projet mûrement réfléchi… Peindre à l’huile un paon, sur une grande toile (1 m sur 1,30 m). J’avais trouvé un beau modèle sur le Web, mais également en complément beaucoup d’autres images. J’avais pu voir aussi l’oiseau parader, se déplacer, ses plumes, leurs structures.
J’ai commencé le 24 décembre 2019. Et, puis, sur des journées, des nuits entières, quand j’avais le temps, l’énergie et l’inspiration nécessaires pour m’y consacrer, après de 300 à 400 heures de coups de pinceaux, de nombreuses tentatives de mélange de couleurs pour trouver la bonne teinte, d’échecs et de retouches… étalés sur 5 ans, beaucoup de persévérance mais tellement d’excellents moments de conception, de détente, centrés sur cet objectif, le 11 décembre 2024, je l’ai verni. Voici le Paon.





Voilà, tel le Paon, je me pavane à présent : mes peintures sont amateures, pleines de défauts et ne poussent guère dans la créativité, comme l’abstrait (j’en ai fait, certes, mais peu). Cependant, ce sont les moments pour les concevoir qui me sont extrêmement précieux, privilégiés, essentiels pour l’introspection. Si de plus, le résultat peut quand même plaire à vos yeux, alors j’en suis ravi.
Je recommande à tout un chacun de trouver: d’abord un temps pour soi, ensuite une activité procurant une bouffée de sérénité dans un monde qui va à cent à l’heure.

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